"J'ai souvent pensé à me suicider, car la vie est risquée. Pourquoi continuer a vivre alors qu'on peut mourir a tout moment ? Pourquoi vivre dans la psychose de la mort alors qu'on peut décider quand elle arrivera ? Le seul vrai risque de la vie, c'est de mourir. J'ai donc décidé de rester en vie. Après tout si je meurt, tant pis. Et si je vis, tant mieux."
L'homme, après avoir affirmé sa conception de la vacuité de l'existence, pris son verre empli d'un liquide quelconque et le but d'une traite. Il fumait une cigarette, observant la personne assise en face de lui.
"Qu'en penses tu?"
Son interlocuteur resta muet et statique. L'homme se leva, pris une bouteille de whiskey dans le compartiment bas du bar : le régent de celui ci était absent. Il décapuchonna le goulot et s'en servit un verre. Il en servait aussi un à l'autre personne et garda son bras dans cette position.
"L'histoire que je vais te raconter maintenant, ce que je vais faire car tu n'as pas l'air enclin à discuter, est une histoire réelle. Mon histoire. Pour information, je m'appelle Ken. Kenneth. Kenneth Clyde."
Il n'avait pas arrêté de faire couler le whiskey. Le verre avait été remplis a ras bord et le surplus débordais maintenant de la table, tombant sur le sol.
Personne ne le fit remarquer. D'ailleurs, il n'y avait personne dans ce bar. Il était totalement vide. De monde, et de bruit. Seul le goutte-à-goutte lent de l'alcool se faisait entendre en claquant sur le parquet sale.
Ken avait fini sa cigarette. Il chercha un cendrier, en vain. Après quelques secondes à scruter les alentours sans bouger de sa chaise, il bloqua sur son interlocuteur.
"Vous permettez ?"
Il l'écrasa dans la bouche de son compagnon, la faisant crisser sur sa langue tandis qu'il l'appuyait de plus en plus fort contre elle. Celui-ci ne bougea pas d'un pouce. Un léger filet de sang noirâtre coulait dans le whiskey au sol. La personne tomba tête première sur le verre et l'éclata sur son visage, ayant perdu l'équilibre. L'arrière de sa tête n'était plus présent du fait du trou dans le haut de son crâne, son cerveau coulait lentement sur le coté, bloqué dans son élan par les lambeaux d'os et de peau disséminés un peu partout autour de l'encéphale.
Ken se leva d'une traite, bousculant la chaise et la table.
"Dis tout de suite que ça t'intéresse pas, connard !"
Il se dirigeait vers une autre table. En chemin, il ramassa une personne sur le sol qui n'avait plus qu'un trou en lieu d'estomac. Ken pris ce qui devait y être et qui était maintenant étalé et piétiné sur le sol, le remis en place.
"Vous croyez que c'est une façon correcte et présentable d'entrer en scène ?"
Il plaça le corps sur une chaise, et s'assit. Il regardait le sol jonché de cadavres. Une personne avait un pied de chaise planté dans l'oeil, une autre avait une table en marbre posé délicatement sur sa tête, une autre trois choppes a bières enfoncées dans le rectum.
Il regarda son nouvel interlocuteur, et, d'un ton malicieux :
"Et toi, tu veux savoir?"
Derniers Commentaires