J’ai toujours pensé qu’une vie normale serait la meilleure, une vie sans soucis, d’un parfaite banalité. Un mode de vie qui ne m’attirerait pas d’ennuis. Qu’avec de genre de vie, j’atteindrais le bonheur. Pourtant, maintenant que cette vie est à ma portée, je me refuse à me l’approprier, je suis rebuté à l’idée de suivre cet idéal que je m’étais pourtant fixé moi-même. Quelle ironie, je ne souhaite plus qu’affirmer haut et fort une forme de déviance, rabaisser tout ces conformistes, tous les mettre dans l’erreur, les rabaisser, leur démontrer que leur mode de vie n’est pas le leur justement, seulement issu de la pensée commune, sans que celle-ci en aie conscience. Je me demande ce qui a bien pu réveiller en moi ce genre de pensées rebelles, la crise d’adolescence peut être. C’est ce que je me dis, pour me rassurer peut être, me répétant que ça me passera vite, que je rentrerais bien dans les rangs un jour ou l’autre, que lors de mes retrouvailles avec mes anciens camarades de classes, je pourrais dire « Moi aussi je me suis rangé finalement » avec un sourire à la fois résigné et satisfait.
Pourtant, mes actes ne suivent pas, j’ai surement commencé à dessiner dans l’optique de vivre une vie d’auteur remplie de rêves et d’aventures. Quelle utopie. Je ne peux, malgré tout, me résigner à abandonner cette voie, tous ces efforts que j’ai fourni pour en arriver là, car cette voie, c’est la mienne.
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