Chapitre 1: Lâcheté (suite)
Alors qu'il passait entre les tentes, qui lui rappelait sans cesse les marchés où il passait le plus clair de son temps à dealer des fausse Tocantes en simili plaqué-or, avançant fermement en direction de la sortie du campement et du bordel le plus proche, il croisa une bande de jeunôts qui ne l'avaient pas encore vu et surtout qui n'étaient pas présent lors de son lamentable amerrissage sur la côte Algérienne. Il s'approcha d'eux, avec la ferme intention de les impressionner et d'en faire ses larbins personnel, jugeant qu'à long terme, des grouillots lui couteront moins que les putes local. Jacques avait toujours sut manipuler à sa guise l'esprit torturer des jeunes qui était perdu en territoire hostile. Et sa faculté de lâche à toujours repéré les lieux dans l'espoir de fuir plus vite lui donnait un avantage de pseudo-connaissance, tel un vétéran de la première guerre mondial.
Il s'avançât vers eux d'un pas altier, décocha son peigne noir-argenté de sa poche pectoral et le passa allègrement dans ses cheveux brun foncé, noirci par la sueur acide de ce soleil de plomb tel qu'il semblait s'être enduit la tête de Gomina. Et son attitude, sa démarche, ses clin d'œil, ses mimiques ne faisait qu'amplifier l'impression qu'il dégageait d'être un John Travolta en puissance. La classe, le charisme et la célébrité en moins.
Il les dépassa et les prient à parties.
« Alors les petits, ça fait longtemps qu'on est là? Besoin d'aide, un coup de main, un conseil?
Je suis votre homme, j'ai mes entrées ici!
-Euh... Merci bien m'sieur! Mais, il me semble que vous n'êtes rien de plus qu'un troufion de base comme nous...
-Ha Ha Ha! Je ne t'en veut pas de ne pas me connaître. Après tout, tout est si secret au Viet-nâm...
-Hein? Vous avez fait le viet!! Zarma! Allez racontez-nous! Et, pourquoi vous êtes là? C'est pas fini je crois...
-En réalité... Je suis en vacance ici. Après ce que j'ai vécu la-bas, l'état m'a donné quelques jours de repos en Algérie... Mais, suis sur qu'ils veulent que je dénoue la situation en fait...
Ha c'est politiciens! C'est pas à vous que je vais l'apprendre!!!
Et c'est ainsi que je me retrouve dans cet uniforme aux grades aussi absent qu'une pucelle dans cette caserne!»
Il ria de bon cœur pendant cinq bonnes minutes arrivant presque à ce persuader que cet énorme mensonge était vrai. Du moins jusqu'à ce qu'un jet puissant, visqueux et spongieux ne vienne lui heurter le fasciés avec force et ridicule.
S'en suivit une horde de rires moqueurs qu'il connaissait bien, auquel vinrent s'ajouter ceux plus discret des petits jeunes qu'il venait d'embobiner. La crédibilité est si dur à gagner. Et pourtant si rapide à voler.
Une fois que tout honneur et moquerie furent partis, un homme se détacha de la foule qui s'était agglutiné autour de l'homme gisant à terre avec stupidité et lui apporta un sceau d'eau savonneuse d'où avait été tiré l'éponge. Il le posa entre ses jambes et lui parla d'une voix haute et forte:
« Alors la Gaule?! Tu sais, si tu veut te les vider, ne t'attaque pas aux jeunes!
Encore que... Je te comprend, vu comme tu t'es couvert de ridicule depuis deux heures que tu es ici, tu cherche forcement quelqu'un qui n'a pas eu vent de tes exploits. »
Il se tourna vers les nouveaux et leurs dit gravement:
« Mes pauvres enfants... Comme je vous plains d'être tombé sur ce déchet à peine arriver ici... Ne vous fourvoyer pas. Nous ne somme pas tous aussi pitoyable que lui... Encore un peu d'entrainement et vous détecterez d'office qui sont les personnes à éviter. Je vous inculquerai mon savoir si vous le souhaitez.
-Merci monsieur! Je vous suivrai jusque dans les mâchoires de Cerbère!
-Ha Ha! Je ne vous y conduirais pas. Suivez moi, vous allez m'aider! »
Il se tourna vers Jacques et lui chuchota doucement à l'oreille en appuyant sa main contre le bout de tôle chauffer a blanc au soleil:
« Tu ressent cette douleur? C'est ça qu'on appelle « rester collé au plat ». Continue à jouer sur mes plates bandes et je te ferai bronzer à poile la dessus!
Mais, je dois tout de même te remercier. Sans toi, je n'aurai pas pus les réduire à l'esclavage aussi vite! C'est pour ça que je vais te libérer. Et je te conseil de faire ton job, sinon je viendrais m'occuper de toi... Pour info, j'ai été affecter au poste de chef de groupe... »
Il relâcha la pression au bout de deux minutes, tourna les talons dans un nuages de poussière et s'en alla d'un pas rapide en maugréant un « connard! » qui résonnait encore dans les
oreilles de Jacques, à lui en vriller les tympans. La foule qui s'etait attroupé autour d'eux avait trouver leurs nouveau messie et tel un troupeau de mouton, ils le suivirent jusqu'au confins de
l'horizons, c'est à dire hors de porté de vue de l'homme pitoyable.